Voici nos différentes expériences : 

 

Avant tous il nous faut une alimentation ! En effet, l'expérience du lifter fonctionne à environ 30000 Volts. Pour avoir cette tension deux solutions sont possibles :

1 - Utiliser un écran d'ordinateur

2 - Fabriquer soi-même une alimentation

Avant d'expliquer ces deux solutions faisons un point des conditions de sécurité à respecter :

- Ne pas s'approcher du lifter lorsqu'il est sous tension, même sans le toucher à ces tensions il peut se former un arc électrique que vous sentirez passer…

- L'expérimentateur doit se situer à une distance de 1m du dispositif et les spectateurs à 3 mètres pour plus de sécurité

- Au cas où l'expérimentateur resterait tétanisé et en contact avec les électrodes NE JAMAIS LE TOUCHER pour tenter de l'écarter de ces dernières quitte à lui jeter un sac dessus ou à l'écarter du dispositif avec un balai ou en tout cas quelque chose d'isolant et assez long.

- Toujours décharger le montage (pour la solution de l'écran) avant de toucher au lifter après avoir coupé l'alimentation (débranchez la prise pour la technique avec le moniteur) : Technique pour décharger le montage avec la deuxième masse sur laquelle on soudera une résistance de puissance de 470 Kohms. Pour ce faire il faut faire un court-circuit (je précise que l'alimentation est DEBRANCHEE) en touchant le fil relié au plus. Si vous ne faites pas cette manipulation avant de toucher le lifter, vous risquez de vous prendre une décharge (pas si traumatisante, mais on la sent quand même).

Voici comment utiliser un moniteur de pc :

Utilisez un écran d'ordinateur trouvé à la déchèterie et testé préalablement (le notre avait un problème d'affichage qui donnait une image floue), il était donc approprié pour l'expérience car la tension qui alimente le tube cathodique était bien présente.

L'écran doit être au maximum de 1992 sinon il risque de n'être pas assez puissant, un 17" couleur est conseillé mais on peut normalement aussi utiliser un écran 14" couleur qui devrait également fonctionner. Parfois la tension délivrée est affichée sur une plaque à l'arrière, le minimum étant de 25000V pour qu'il soit utilisable.

La ventouse fixée sur le tube cathodique est le +, il faut la couper pour n'avoir qu'un bout de câble dénudé, pour le moins on soudera 2 câbles sur le châssis (masse), un des deux câbles servira à décharger le lifter après utilisation à l'aide d'une résistance.

Voilà de quoi cela a l'air :

 

Un conseil important : mettez en série une résistance de 470 Kohms de puissance 2W sur le + de l'alimentation parfois il peut y avoir des court circuits surtout que le vol d'un lifter n'est pas toujours très stable et les fils peuvent se croiser ou toucher les électrodes.

Ensuite remettez le cache de l'écran pour travailler plus proprement et plus sûrement, et faites juste sortir les 2 masses et le câble du + (les masses et le + sortiront de deux côtés opposés de l'écran pour éviter d'éventuels arcs dus à une distance trop petite, n'oublions pas que c'est des la très haute tension !)

Votre alimentation est prête !

Construire sa propre alimentation :

Venons-en maintenant à la solution qui est la plus compliquée mais en même temps la plus sérieuse et sûre : fabriquer soi-même sa propre alimentation :

Nous n'allons pas entrer dans les détails pour cette dernière, le schéma électrique se rapproche de celui-ci proposé par Jean-Louis Naudin qui comporte cependant quelques erreurs surtout dans la partie 12V. Cliquez ici pour voir le tableau des composants.

Le principe est le suivant :

Le premier transformateur alimente le circuit à 48V AC, la tension est redressée à l'aide d'un pont redresseur de diodes, nous sommes donc ainsi en 48V continu, le condensateur C1 servant à lisser la tension.

Le transistor de puissance couplé à la résistance ajustable P1 permet de fournir au circuit 0 à 70V avec un courant suffisant, en effet, en entrée on a une tension de 48V mais le transistor est dominant dans le circuit, il impose la tension qui remonte même avant lui, par conséquent, d'après la loi d'Ohm U=R.I plus la résistance est grande plus la tension l'est, en effet, la résistance étant branchée entre le (+) et la masse, on a à ses bornes une différence de potentiel qui peut monter jusqu' à 70 Volts grâce au transistor.

Dans la partie 12V le circuit intégré NE555 sert à produire une tension en créneaux à 15 kHz (réglée avec la résistance ajustable R3 et d'un fréquence mètre) qui fait commuter le transistor Q2 qui joue alors le rôle d'interrupteur 15000 fois pas seconde.

Ceci permet au primaire du transformateur haute tension (flyback) d'être alimenté à 15 kHz d'une tension réglable de 0 à 70V. Un transformateur ne fonctionne qu'en courant alternatif (ici la tension est toujours positive, mais c'est la variation de tension qui fait fonctionner le transformateur comme s'il étais alimenté en alternatif).

Enfin, une diode de redressement à la sortie du secondaire fait qu'on obtient en sortie du flyback une tension de 0 à environ 30000V continue.

Nous avons ajouté un voltmètre incorporé en façade du boîtier pour mesurer la tension 0-70V car est prévue une sortie basse tension réglable de 0 à 70V pour pouvoir se servir de l'alimentation pour d'autres expériences dans le futur qui ne nécessiteront pas forcément de la très haute tension.

Comme vous pourrez le voir la principale différence de l'alimentation par rapport à celle de Jean-Louis Naudin est la séparation de la partie 12V du reste (sauf jusqu'au transistor Q2 bien sure), en effet, les calculs de M.Naudin sont apparemment faux puisque le régulateur de tension12V (U2) était alimenté à 43V alors qu'il n'en supporte que 35 en entrée… Ce n'est qu'après de nombreux essais (l'épaisseur de mon carnet de bord en témoigne) que j'ai découvert que c'était la cause de la destruction systématique du transistor Q2 qu'il m'a fallu changer plusieurs fois. Il a donc fallu refaire un nouveau circuit imprimé avec les modifications qui s'imposaient.

Voici le circuit terminé (cliquez sur l'image pour avoir une vue agrandie et annotée) :

Enfin pour faire un travail bien propre construisez un boîtier pour votre alimentation et elle est finie ! Voici notre boîtier :

Cliquez ici pour voir la courbe d'étalonnage de l'alimentation.

L'alimentation est finie !

Et les expériences dans tout ça ?

Maintenant que toutes les conditions de sécurité sont respectées, et que nous avons une alimentation, nous pouvons commencer les expériences !

Un conseil avant de commencer : Toujours attacher le lifter avec trois fils de nylon ou de fil à coudre scotchés au sol et fixés aux tiges verticales de la structure en balsa du lifter pour éviter que le lifter ne s'échappe et fasse des court circuits.

Voici les principales difficultés rencontrées :

- Lorsque les électrodes sont trop rapprochées, on peut observer l'apparition d'une lueur bleue le long des tiges verticales entre le fil et la jupe d'alluminium, c'est du plasma, il est suivi quelques secondes plus tard par des arcs électriques qui ont enflammé plusieurs fois le lifter. Voici une photo de ce plasma :

C'est pourquoi il faut régler en hauteur la hauteur de l'électrode de cuivre (la distance limite avant que n'apparaissent des arcs électriques). On évite ainsi de brûler le lifter en plus de lui permettre de voler car lorsqu'il y a arc électrique il y a également perte considérable d'énergie car tout le courant passe par l'arc et le lifter n'a donc pas d'énergie pour s'envoler. De plus, trop d'arcs risquent fortement de griller l'alimentation à la longue même avec la résistance aux bornes de laquelle j'ai constaté que lorsqu'il y a arc électrique un autre se forme. Ainsi l'alimentation est en court circuit et débite le maximum de courant qu'elle peut mettant à rude épreuve tous ses composants.

Voici maintenant nos manipulations sous forme vidéo (allumez vos haut parleurs s'ils sont éteints pour profiter du son notamment pour l'expérience de mise en évidence du vent ionique durant laquelle j'allume et éteins l'alimentation plusieurs fois).

Au sommaire de la vidéo :

- Vol du lifter

- Mise en évidence de la formation du vent ionique avec une bougie qui bouge et s'éteint même lorsque le lifter est sous tension

- Démonstration que la théorie de l'antigravité est fausse par un mouvement horizontal, donc perpendiculaire et indépendant de la gravité.

- Mise en évidence du fait que c'est la jupe d'aluminium qui est attirée par le fil de cuivre.

Cliquez ici pour télécharger la vidéo ! Si vous ne voyez aucune image à l'écran lorsque vous lancez la vidéo, c'est que vous ne disposez pas du codec Xvid utilisé pour compresser la taille de la vidéo, vous le trouverez ici.